VOUS ENVISAGEZ DE CREER VOTRE ENTREPRISE PAR ESSAIMAGE ? Envoyer

Vos réflexions, les échanges avec votre entourage et des amis, une opportunité… vous ont fait passer de l'idée à un projet?
C'est décidé, vous vous êtes fixé une échéance, vous allez préparer votre Business Plan puis vous lancer dans le cadre d'un essaimage et prendre un congé création d'entreprise?
Observez des étapes pour réussir votre départ et bien démarrer.

 

1 Renseignez-vous 

ImageRenseignez-vous sur les dispositifs et pratiques de l'essaimage de votre employeur. 
Dans certains grands groupes, l'essaimage fait partie intégrante de la politique des ressources humaines. Ils proposent souvent un accompagnement et des aides. Les différentes modalités administratives sont prévues.
Il y existe parfois une cellule dédiée ou une personne qui s'occupe de l'essaimage.


Pour d'autres entreprises, plus généralement les PME/PMI, si cette pratique est souvent méconnue, il y a souvent un dirigeant qui sera ouvert à votre projet.


Quoi qu'il en soit, du moins tant que vous n'êtes pas franchement décidé, observez et faites observer la confidentialité de votre idée pour éviter tous désagréments s'il vous arrivait de ne pas concrétiser votre projet.

 

 

2 Présentez votre projet

Si votre décision est prise, engagez un dialogue avec votre employeur avant tout courrier officiel. Respectez les usages et soyez diplomates. Ne commencez pas par revendiquer vos droits, citer les lois ou demander des aides.
Sans shunter la hiérarchie, rencontrez de préférence votre employeur, ou le conseiller essaimage s'il existe.


Présentez vos motivations, exposez votre projet, soyez positifs. Prenez en compte les contraintes. Proposez des solutions si votre départ ou votre temps partiel bouleversent l'organisation. Engager les choses dans un intérêt réciproque. Et pourquoi pas, votre projet peut l'intéresser.

 

 

3 Préparez votre projet

ImageEn principe le projet se prépare hors du temps de travail : le Week-end, pendant vos congés ou vos RTT car il n'existe pas de textes de loi spécifiques d'aménagement du temps de travail dans ce domaine.


Il est toujours possible d'examiner un agencement de votre emploi du temps pour vous permettre de vous absenter quelques heures et/ou bénéficier d'une aide logistique comme l'usage d'un bureau, d'un ordinateur, du téléphone… pour mener à bien vos recherches.

Dans votre projet, vous serez amené à exercer deux nouveaux métiers : celui de chef d'entreprise et celui liés à vos nouvelles activités.


Suivez impérativement un stage à la création d'entreprise. Les chambres consulaires (CCI, CMA) et d'autres organismes proposent des sessions. Si votre future entreprise relève du domaine artisanal, celles-ci sont obligatoires. De toute façon ce n'est jamais du temps perdu car sans faire de vous des professionnels du marketing, du commercial, de la gestion, ou du juridique un tour d'horizon de ces sujets vous sera nécessaire et vous évitera bien des erreurs au démarrage.


Faites le point avec votre employeur des possibilités de prendre en charge tout ou partie d'un stage, souvent de courte durée, dans votre plan de formation ou au travers du DIF (Droit Individuel à la Formation). De votre côté vous pouvez proposer de suivre le stage hors de votre temps de travail.


Vous pouvez également bénéficier, suivant conditions, d'une période de professionnalisation ou de qualification pour vous former ou vous perfectionner dans les activités de votre future entreprise. Un CIF (Congé Individuel de Formation) pris en partie en charge par le FONGECIF ou l'organisme auquel l'entreprise verse sa contribution est aussi envisageable.

Pour que les choses soient faites en toute transparence et bonne foi, tant pour le salarié que pour l'employeur il est recommandé d'établir une convention de préparation à l'essaimage.
L'entreprise essaimante y fera mentionner les moyens mis à disposition et le porteur de projet s'engagera à en respecter les modalités d'utilisation avec une échéance de départ en congé création d'entreprise. Les différentes responsabilités y seront également précisées.

 

 

4 Demandez un congé pour création d'entreprise

Si vous justifiez d'au moins 24 mois d'ancienneté, consécutifs ou non, et que vous n'avez pas bénéficié d'un congé création d'entreprise au cours des 3 dernières années, faites votre demande par lettre recommandée avec AR 2 mois avant la date de départ envisagée.

Précisez la nature des activités de votre future entreprise, la date de départ souhaitée, la durée du congé et l'amplitude de la réduction d'horaire dans le cas d'un temps partiel.

En retour, votre employeur devra vous informer de sa décision par lettre recommandée avec AR dans un délai de 30 jours. A défaut, votre demande vaut acceptation.

La demande de départ en congé peut être différée ou refusée suivant l'effectif de l'entreprise mais également si votre projet est déloyal ou concurrent.

 

5 Rédigez une convention d'essaimage

Votre demande est acceptée ? Faites rédiger une convention d'essaimage qui précisera les engagements et les obligations réciproques.

 

 

 6 Démarrez et entretenez le contact

Tout au long de votre congé, maintenez le contact avec votre ancien employeur pour le tenir informé de votre situation et solliciter ses conseils.

 

7 Renouvelez votre congé

3 mois avant la date de fin de la première période de CCE, informez par lettre recommandée avec AR, votre ex-employeur de votre décision de renouveler votre congé ou non.

A la fin de la dernière période, dans les mêmes conditions, annoncez votre départ définitif par démission ou votre réintégration.

En cas de réintégration, vous reprendrez le travail dans l'entreprise essaimante dans le même emploi ou un emploi similaire avec une rémunération au moins équivalente. Si vous aviez pris un congé à temps partiel, vous reprendrez votre ancien emploi à temps complet.

 

 

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